Le comité de surveillance des anime et mangasses....... de arimase !

34 victimes pour KyoAni… Le directeur parle de détruire l’immeuble et d’en faire un parc avec un monument pour aider à effacer le trauma des employés et des riverains.

Le coupable parle d’un light novel que KyoAni lui aurait “volé” mais le directeur nie avoir reçu quoi que ce soit de ce mec (dont le nom a été rendu public).

Visiblement le mec était un peu dérangé et avait déjà eu maille à partir avec la police pour troubles de voisinage etc.
Si j’ai bien compris ils essaient désespérément de le maintenir en vie pour pouvoir le juger et le condamner à mort bien proprement…

J’ai beaucoup ri.


(1: Shinkai, 2: Anno, 3: Kyôto Animation)

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Une chouette vidéo doudou de Yvan West Laurence sur un bouquin qui a beaucoup compté pour lui.


Pas du manga a proprement parler mais c’est tout comme vu le setting et le découpage, je recommande la lecture du Nagasaki de Hostache, adapté du roman de Faye et basé sur ce fait-divers japonais de mai 2008 où une SDF avait vécu près d’un an chez un salaryman quinquagénaire en ne se déplaçant que pendant son absence et en dormant dans un placard. Le mot est remarquable, l’image d’une douceur et d’une force rare, ça faisait très longtemps qu’un one-shot ne m’avait pas autant touché.


Et une oeuvre inachevée de Satoshi Kon (scénarisée par M.Oshii) est récemment sortie en France (chez imho), il s’agit de Seraphim 266613336 no tsubasa (1995-96) et c’est ma prochaine lecture après mon run de Crayon Chin-Chan (qui au passage mériterait une perfect édition avec du bon papier et une nouvelle trad).

J’ai lu ou relu un paquet de mangas ces derniers mois et rattrapé mon retard sur un certain nombre de séries en cours (ce qui doit se résumer à Dead Dead Demon’s Dededededestruction, Vinland Saga, Vagabond (j’y crois encore), Real, Goblin slayer et One Punch-Man) mais, parmi ces dernières, aucune à mon goût n’arrive au niveau de Beastars de Paru Itagaki. J’avais commencé par un chapître et reposé le livre en me disant que je le reprendrai plus tard. J’y suis revenu quelques semaines après, en voyant passer des avis élogieux ici et là, mais le début du 2e chapître ne m’avait pas emballé plus que ça. C’est seulement à la toute fin du châpitre que j’ai senti un truc. Après ça, j’ai tout lu d’une traite.
Après coup, je pense que mon manque d’emballement initial tient au fait que la série débute par un meurtre mais que l’histoire trahit l’attente que peut engendrer cette prémice en se concentrant davantage sur les personnages que sur la résolution de l’enquête (plus encore que Twin Peaks, même si c’est a priori le seul point commun que j’ai pu trouver entre les 2 oeuvres). Je ne serais d’ailleurs pas surpris que l’adaptation animée se conclut par cette résolution.
L’histoire commence donc par la découverte du cadavre d’un mouton, membre du club de théâtre auquel appartient Legosi, loup renfermé tout désigné coupable de par sa race (et qui tient son nom d’un acteur connu pour son rôle de personnage à grosses canines). Autour de lui gravite une gallerie de personnages anthropomorphes divisés en 2 catégories qui tentent de coexister tant bien que mal : les carnivores et les herbivores. Chaque espèce a ses habitudes, ses hobbys et ses règles, même si tous sont soumis à une législation plus globale. L’aspect animalier est beaucoup plus poussé que dans les autres univers de ce type que j’ai pu approcher et où chaque espèce est définie au mieux par un ou deux traits de caractère (le renard rusé, le singe malin, le serpent vicieux, etc.). C’est d’une richesse incroyable, ça déborde d’idées et d’intelligence et les différents comportements décrits passent d’autant mieux qu’ils sont le reflet de ceux des animaux de notre propre monde. En fait, je suis surpris que ça n’ait pas été davantage exploité par le passé dans d’autres oeuvres.
C’est drôle et cruel à la fois et la dame maîtrise aussi bien la plume que le pinceau, même si son trait peut paraître brouillon au premier abord.
J’ai été surpris d’apprendre qu’elle avait débuté sa série avant même d’avoir 23 ans (c’est mieux écrit qu’un paquet d’oeuvres d’auteurs plus âgés et plus expérimentés qu’elle) et qu’elle arrive à sortir autant d’idées à un rythme hebdomadaire.
Au passage, je ne sais pas si Iggy a ressenti la même chose, mais j’ai eu l’impression que Jojo faisait partie des influences de Madame Itagaki.

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Tu as pensé à des cases en particulier ? Je me souviens de persos avec des poses “vraiment cool”, mais c’est soit assez personnel, soit du vocabulaire de la coolitude disponible chez toutes les mangaka meufs (et c’est difficile de faire la part de ce qui vient d’Araki directement, ce qui vient d’Araki via Clamp, ce qui vient d’autres sources plus anciennes, de trucs que j’ignore… ou plus simplement des couvertures de Vogue, comme Araki).

Les poses de certains personnages oui, même si j’ai aussi tendance à pencher pour des influences communes (on sent qu’elle s’est enfilé des magazines de mode, en plus d’avoir bouffé du shojo et des films Disney). Je pensais plus à la façon dont se règlent certains combats, où la réflexion occupe une place relativement importante, ainsi qu’au personnage du cheval et notamment à son obsession du champ de vision à 360 degrés lors des combats.
Histoire de préciser le fond de ma pensée, je ne pense pas qu’elle se soit inspirée d’une idée ou d’une pose, mais d’une approche, d’un mode de pensée.

OK, je comprends pourquoi l’auteur de Yotsubato a limité les droits de produits dérivés à Danboru-kun

https://news.livedoor.com/article/detail/17086872/

Yuasa
Nihon chinbotsu
Netflix
2020


Ooooooooooooooooooooooooooooooooooh

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Je suis vachement déçu par l’épisode 1 de Beastars. Ils ont changé l’ordre d’un tas d’événements, il fallait que l’épisode se termine sur l’attaque de Lugosi sur la lapine pour des raisons de suspens, mais ils ont jugé nécessaire de rajouter la présentation de la lapine dans l’épisode (alors que normalement on ne sait pas qui c’est, et franchement ça n’a pas d’importance), mais du coup ils ont résumé ou coupé plusieurs scènes pour pouvoir finir sur l’attaque.
Bref, c’est assez brouillon et moins clair que le manga, les choses sont plus confuses, l’univers est moins développé, et surtout, à force de se focaliser sur l’attaque comme cliff-hanger de l’épisode, ils l’ont totalement ruinée. Maintenant, on sait qui est la lapine, on a son point de vue sur l’attaque, sauf que de toute façon y’a plus le temps donc son point de vue est expédié, et tout le build-up psychologique du côté de Legosi passe à la trappe.

C’est con parce que c’est joli et les doubleurs sont bons, mais là c’est vraiment le directeur qui a totalement ruiné une scène parce qu’il trouvait que le manga était pas assez bien et qu’il allait l’arranger à sa sauce. J’ai pas confiance pour la suite.

Ça, c’est chez Netflix. Chez Amazon, l’adaptation de Mugen no Jûnin a commencé, et c’est pas mal. Le chara design fait très Samura, et les scènes d’action sont cool. Je trouve ça assez condensé (je pense que j’aurais eu du mal à suivre les tenants et les aboutissants si j’avais pas lu le manga) mais en vérifiant, ça va tout aussi vite dans le manga, j’ai peut-être davantage de mal parce qu’on peut relire une page d’info-dump aussi lentement qu’on veut en format papier. J’ai trouvé la qualité un peu irrégulière, on sent les scènes qui ont de l’importance et celles à qui on a accordé moins d’attention, mais dans l’ensemble, c’est chouette.

Par un des auteurs de la série de docs à venir “Les séries de notre enfance”.
Les dernières news Ulule parlaient d’une rencontre riches en révélations avec Jean Chalopin, hâte de lire ça.

Quarante ans après sa diffusion, l’animateur Maroin Eluasti lui rend hommage avec un livre dans lequel il retrace toutes les étapes de la création et de la mise en œuvre du programme.

Ulysse 31, l’histoire et les coulisses d’un dessin animé culte de notre enfance , le 25 octobre aux éditions Huginn & Muninn, rassemble des interviews, des planches d’illustrations, des articles et une foule d’informations sur le riche univers de la série.

Enfin une mise-à-jour possible de cette superbe page.

Not sure if want

Oh putain, c’est ce que je craignais, on est rentré dans l’ère Saturn, la 3D va être le cancer de l’animation 2D, et tout ça pour faire des économies d’échelle ! Ah c’est sur que les produits dérivés seront facile à faire ! Mais putain on perd un truc au passage, c’est à cause de trucs comme ça qu’on commence à devenir vieux et regretter le temps passé. C’est censé être un progrès ? Le progrès économique je le vois, mais le gain artistique…

J’attends de voir, mais l’animation faciale et le lipsync sont déjà aux fraises, ça promet.

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Playstation, 3DO, N64 ou autre, mais préserve le coeur de Chaz quand même.

(pas très alléchant ce teaser, en effet)

Je pense que le plus gros problème, c’est la pose awkward “debout immobile” qu’on retrouve dans tous les JRPG depuis la PS2. Il manque plus que la poitrine qui bouge bizarrement pour montrer que le personnage respire et on y est. Sérieux, si c’est ça le truc que vous voulez mettre en avant pour donner envie de regarder, on est pas loin de Berserk. Ça promet aussi des tas de mouvement de caméras mal foutus parce que “maintenant on peut”, sans se demander si on doit. Le problème est encore les gens qui ne comprennent pas que c’est pas parce que t’as l’habitude de bosser en 2D qu’il suffit de mettre des modèles 3D et hop, tu sais faire ton boulot pareil. La mise en scène en 3D, c’est un autre boulot.

Franchement, quand y’a l’extraordinaire animé de Hôseki no Kuni à côté, c’est la honte ce truc.

Le chara-design façon PNJ de Star Ocean ou Xenoblade n’aide pas des masses. Cela dit, le design de Kusanagi dans GITS: SAC n’était pas vraiment le point fort de la série non plus.

http://etudes-japonaises.unistra.fr/actualites-agenda/agenda/evenement/?tx_ttnews[tt_news]=20621&cHash=7c6b133db7964af58a5a559086c619c3

Pour info, conférence de Katabuchi Sunao à Strasbourg le 15/11, + projection le même soir de Dans un recoin de ce monde en sa présence.

Après avoir vu son film Mai mai miracle (sympa) et aussi Mirai no Mirai (rzzzz) de Hosoda, je me demandais d’où venait le fameux “plan en contre-plongée sur une goutte d’eau qui tombe avec un ploc! qui fait écho”, qu’on retrouve dans ces deux films, et évidemment aussi dans Evangelion. C’est Eva qui a commencé?

Contre-plongée ? Donc la goutte d’eau tombe sur la caméra ? Je ne me souviens pas de ce plan dans Eva, c’est dans quel épisode ?

Je n’ai donc malheureusement pas la réponse mais ta question m’a rappelé de mentionner cette vidéo fascinante sur les influences des séries de Gerry Anderson sur Evangelion.

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