[Que bois-je] Le topic surveillé par la modération

Puisque c’est la saison des lancements, voici donc le topal, le cousin bourré du topec, pour toutes choses liquides, brassées et liquoreuses, mais néanmoins avec amour exigence et tendresse, ouvert aux zythologues bien sûr, aux cruciverbistes pourquoi pas, aux poètes de la soif surtout.

45 Days Organic Pilsner
(To Øl)
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Une très chouette petite pils pleine de rondeur et de légèreté, avec des notes d’herbes et de poire. On est dans la fraîcheur la plus totale, c’est doux et fleuri comme une brise dans une prairie alpine en juin, il y a des coquelicots et des tournesols dans les alpages, les vaches meuglent d’un air pensif en donnant du Milka, il y a un deltaplane au loin qui fait coucou. J’aime beaucoup. Seul regret : l’avoir bue hors saison, en plein mois de novembre (certes très doux et ensoleillé, mais quand même confiné). Mais je lui donne déjà rendez-vous au printemps prochain, avec un petit chèvre frais et des olives, pour le premier verre à 18h30 au balcon.

Sainte Cru Orange Mécanique
(Brasserie Sainte Crucienne)


Une blonde d’alsace pas franchement violente, contrairement à ce que son nom indique, mais son descriptif de belgian honey ale est par contre beaucoup plus évocateur : on est sur quelque chose de très rond et épicé, avec des notes de miel, de caramel et d’écorce d’orange prononcées. C’est bon comme le claquetis des flamèches d’un feu de cheminée qui vous lècherait la plante des pieds en novembre : chaleureux, réconfortant, un peu sucré mais il fait gris dehors on a le droit. J’ai plein d’images mentales de pub chtis bien trop conviviaux qui me viennent en tête en la buvant, et le chti en moi sait qu’il ne peut plus être objectif. Goûtée avec un petit gouda 6 mois qui ma foi ne s’est pas plaint de sa fin de vie.

Buried at Sea Milk Stout
(Galway Bay Brewery)
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Sacrée bonne découverte que cette création irlandaise. J’étais intrigué par ce qualificatif de « milk stout », et je comprends l’idée. Si une stout classique était un café bien noir, la Buried at Sea serait un café viennois, à la fois torréfié et profond, et en même temps onctueux et scandaleusement gourmand. Le sachet d’orangettes qui m’a servi d’accompagnement a pris très cher, ce soir là, mais ce fut bon. Je lui prédis un grand avenir pour mes prochains dimanche soir semi-pluvieux à regarder les nuages glander par la fenêtre en écoutant Souchon.

Bref, c’est le second confinement.

Spoiler

et j’aime pas les IPA - non aïe pas les cailloux

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Avoir une si belle occasion d’invoquer Boris, ça se ne refuse pas. Je ne suis pas trop bière mais je peux partager des vins qui m’ont tapé dans l’œil (ou plutôt le gosier) récemment.

Vous cherchez un bon riesling ? Le Grand Cru Kirchberg de Ribeauville de Louis Sipp, imbattable rapport qualité/prix.

Vous cherchez un rouge accueillant ? Le Vieilles Vignes Mercurey du domaine François Raquillet, un Bourgogne moelleux et souple. Un peu plus sec, le Côtes-du-Rhône des Établissements Guigal (2015 ou 2016), un grand classique.

Partons chez les Bordeaux. Ma relation torride de 2020, c’est le Sauternes du Château Roumieu-Lacoste (généralement cru 2016 chez mon caviste). Pas donné mais c’est une véritable merveille, et pour ne rien gâcher un succès inconditionnel auprès des Filles d’À Côté, même les moins branchées sur le vin. Ça se pratique comme un Sauternes. Exceptionnel avec un petit foie gras, sans surprise.

Un peu plus sage, économe et distingué, si vous ne comptez pas tout de suite faire l’amour, le Graves Blanc du Château Graville-Lacoste (2018). Sec, élégant, cristallin, vraiment pas cher vis-à-vis de la qualité proposée, une vraie bonne affaire dans les blancs du pays.

Chez les rouges, d’une manière générale, aucun risque à taper dans les bouteilles du Château Roland La Garde, notamment le Tradition Côtes de Bordeaux, et dans la Demoiselle de Sociando-Mallet du Haut-Médoc.

Ce serait gonflé de parler de découverte mais je suis tombé sur une bouteille du Château Chasse-Spleen de Moulis-en-Médoc (2001) l’autre jour dans la cave d’un chef monégasque, toujours un succès, un des vins rouges les plus versatiles et accueillants pour tous les publics. Autres petits plaisirs du genre, mais on commence à taper dans des prix moins amicaux : un Saint-Julien de Château Lagrange 2010 ou un Haut-Médoc du Château La Lagune 2003, c’est à partager avec un véritable ami.

Toujours dans les Bordeaux, mais plutôt pour conclure une longue et fructueuse soirée, un Château L’Enclos Triple A rouge (2010 je crois bien). Puissant, ne laisse plus la place aux autres, c’est clairement pour tourner la page après des vins plus démocrates.

Autres découvertes eurasiennes de ces derniers mois…

Le Castello di Bolgheri Varvàra Bolgheri (2018) en Italie. On m’en avait vendu monts et merveilles et c’est franchement implacable dans le genre rouge costaud et tannique qui accompagne une pièce de résistance. Plus modeste mais extraordinaire rapport qualité-prix, le Sangiovese Di Majo Norante (2017). Ça coûte une paille près de chez moi, et ça se boit sans soif. Dans les blancs, je suis également tombé amoureux du Ribolla Gialla I Clivi, un vin vénitien qui coûte rien et / car n’a pas spécialement grande réputation, à mon léger étonnement.

On m’a encouragé à tenter un vin géorgien récemment, le… Euh… (rallume Vivino) Saperavi Rcheuli Qvevri (2016) du domaine Tchiotashvili, qui fait partie de ces vins oranges (ou vins « ambrés ») qui font la fierté du coin. C’est rigolo. Bon. J’en achèterais pas des caisses, perso, mais ça vaut la découverte.

Avec le réchauffement climatique, le Japon sort aussi des trucs pas mal en ce moment, notamment les vignobles de Shinshu Takayama à Nagano, dont le jeune mélange Merlot-Cabernet est très honorable.

Je vous parlerai de mon premier voyage à Napa une prochaine fois, tiens.

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Je profite de l’ouverture de ce topic pour lancer un avis de recherche:
je cherche un alcool mexicain bu il y a une douzaine d’années, ramené de là-bas par un proche.
C’était en bouteille plastique je crois (mais pro - dans mon souvenir elle m’évoque très vaguement celle du Woodford Reserve, en plus haut et moins large), couleur ambrée, titrage autour de 40 malgré une sensation assez liquoreuse en bouche et au toucher. Un goût vraiment unique et difficile à décrire que je n’ai jamais retrouvé depuis: très profond, sucré, poivré, un peu d’amande peut-être…

Ce n’était ni de la tequila ni du mezcal a priori (j’en ai bu pas mal depuis, mais qui sait). Il est possible que ce soit un alcool régional. Dans mon souvenir, il avait un nom spécifique.
Malheureusement, la bouteille n’était pas à moi et je me contentais d’en siffler en douce quand son propriétaire avait le dos tourné (je n’étais d’ailleurs pas le seul à pratiquer et la pauvre n’a pas tenu longtemps). Une fois la période de prescription passée, je lui ai demandé s’il se souvenait du nom, mais non… à part qu’il avait ramené ça de là-bas et qu’on lui avait conseillé comme « vraiment authentique ».
Cet alcool m’a laissé une impression inoubliable: c’est vraiment le goût que j’imaginais pour les vieux élixirs qu’on trouve dans les jeux vidéos ou les romans de fantasy, une sorte d’hydromel mais vraiment bon et fin cette fois.
Il vaut peut-être mieux pour mes souvenirs et mon foie que le nom de cette ambroisie perdue reste à jamais inconnu de moi, mais je ne peux pas m’empêcher de vous soumettre cette énigme…

Hmm de la charanda, peut-être ? C’est fort mais onctueux, très sucré et parfumé. Comme le rhum, il y a plein de variétés, de recettes et donc de couleurs ; checke peut-être Google Images pour voir si tu retrouves ta bouteille dedans.

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Merci pour les suggestions de pinard, @CHAZumerou ! Ca donne sacrément envie.

@abuzeur : On me suggère en vrac du posh ou du pozol aromatisé. Ou peut-être du Tascalate, qui paraît-il est très épicé.

Toutes ces boissons ont l’air très très étonnantes.

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Découverte un peu par hasard il y a quelques années à La Ruée Vers L’Orge, la gamme de la micro-brasserie Popihn ne cesse de m’étonner par les saveurs et tenue des bières proposées.

Gérée dans l’Yonne par Arnaud Popihn (prononcer « popin »), c’est au fil des ans devenu l’une des brasseries made in France les plus cotées, hélas, au point que les stocks parisiens sont souvent pris d’assaut dès la mise en vente. En plus du savoir-faire indéniable de l’équipe, la qualité de l’eau utilisée apporte sans doute aussi énormément à la réussite de ces potions.

Je suis très IPA et, bien que désormais convenus dans le paysage zythologique, leurs alliages Citra/Simcoe ont toute ma sympathie.

Par contre, les DIPA me collent direct et je vois que les TIPA sont la grande mode de cette année. Par acquis de conscience, je m’y essaierai mais si jamais vous avez des recos…


Pas sa meilleure mais cette récente vidéo d’Une Bière et Jivay revient sur de dangereux résistants de la bière belge produisant dans le Nid même de la viticulture. Filtrage de l’eau via mollusques et micro-algues!

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Histoire et pinard avec le Jugement de Paris, ou comment la France s’est pris une rouste par les Etats-Unis lors d’un concours de dégustation en 1976.

Bien sûr il est possible que tout cela soit le fruit d’une machination de l’Oncle Sam, et de tels concours sont par nature subjectifs, mais si on s’en tient aux seuls résultats la page wiki apparaît comme un monument de mauvaise foi franchouillarde. Entre les multiples reconstitutions où la France continue de perdre, les spécialistes qui t’expliquent que c’était déloyal, et les arguments « oui mais les nôtres vieilliront mieux, hop on est perchés », c’est vraiment toute la France que j’aime.

A noter que la Nappa Valley, fleuron de l’industrie vinicole US, est aujourd’hui en péril en raison des incendies violents qui se déclenchent à l’automne. Evidemment la situation risque d’empirer dans les années qui viennent. Cet article récent du National Geographic résume bien le problème.

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Pour l’anecdote, une partie du terrain du brave viticulteur Tsujimoto Kenzō, propriétaire du fort réputé domaine Kenzo Estate (et très accessoirement fondateur et patron de Capcom), a brûlé jusqu’à la cabane de jardin placée juste derrière la demeure. Heureusement le bâtiment principal s’en est sorti indemne, donc aucun disparu dans le drame, et les principales vignes du domaine également. Il a été fort chanceux.

J’ai aussi un ami dans le coin (un des mecs qui ont récemment racheté Telltale) dont l’ancienne baraque a été complètement rasée six mois après son déménagement fortuit, au cours du même incendie.

Pour Noël, j’ai décidé d’offrir quelques bonnes boutanches.
Du vin propre, honnête et loin des goûts formatés que ma famille à encore (hélas) l’habitude de boire. Ils sont très Bourgogne, pinot noir, Hautes-Côtes de Nuits, sulfites ajoutés, donc je vais tenter de les amener plus au Sud sur des cépages différents, sur des vins plus aérés.

J’ai déjà récupéré un Juliénas (Vin Noé) qui m’a été recommandé, du gamay assez rond. Mon caviste avait des tremblements dans la voix en en parlant, ça doit être bien. 30€. Fiche Indigeno.

Moins prestige mais validé puisque j’ai pu y goûter, il y ce Pineau D’Aunis des Grandes Vignes. Une belle attaque acide qui surprend au début, comme si on croquait dans une groseille mûre, puis des notes de fruits rouge qui viennent au nez, avec un côté poivré qui emballe le tout. J’ai ressenti de l’émotion. Pas de triche et beaucoup de subtilité, je chopperai d’autres bouteilles pour les boire entre copains.

Au passage, c’est la première fois que je goûte un vin naturel Demeter aussi bon.
Entre 13€ et 19€.



J’ai un peu mal avec cette expression « vin glouglou » employée un peu partout pour parler des vins « faciles à boire ». Je vois le côté pratique et lol-régressif de l’expression mais je ne trouve pas le vrai terme en Français soutenu, si quelqu’un sait…

Vins de soif ?

« Vins de soif » ça m’évoque le Gros plant du pays nantais à 2€50 chez l’épicier en bas de chez mois du lointain temps où je ne regardais qu’à l’ivresse et au prix. Je ne suis pas sûr que ce soit ce dont @Kanu parle, si ? Si l’on parle de ces bouteilles qui ne payent pas de mine mais passent toutes seules, sans prétention mais gouleyantes et satisfaisantes - je pense spontanément au Petit pont - je ne sais pas s’il y a un nom. Là comme ça, selon le contexte et le degré de connaissance des convives, je parlerais de vin démocratique, de [insérer une appellation] facile, ou de petit pinard coupable.

Ca se défend mais je vois plus le « Vin de Soif » comme un truc « passe-partout » pas trop complexe et sans prétentions pour accompagner un apéro ou un repas sans être de la « piquette » même si il reste un rapport assez poussé entre le vin de soif et le rosé d’été en plein cagnard farci de nombreux glaçons :wink:

C’est plus en face de l’appellation vin « glou-glou » que je propose la version vin « de soif » qui veux plus ou moins dire la même chose mais sans la « régressivité » lourde

Sinon attention à l’excès de vin « démocratique » c’est un coup à finir sans culotte :stuck_out_tongue:

Edit : le hasard fait que je tombe là dessus 30 secondes après ce post

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… Vin de petite vertu ?

Je n’avais jamais entendu « vin glou-glou », vous me mystifiez. On dirait une expression raciste tirée de Tintin au Congo. On va la réparer, votre vieille tchouk-tchouk ! Et après vous pourrez boire votre vin glou-glou.

J’ai dit vin glouglou mais pour être plus précis, j’ai plutôt entendu « c’est la version glouglou de tel vin », ou « celui-ci est très bien, très glouglou malgré le terroir », ce genre de phrase.


Source

C’est un dérivé de

Buvabilité
Néologisme de cave. Pour définir un vin, les Anglo-Saxons parlent de sa «drinkability», c’est-à-dire de sa « buvabilité ». Il s’agit d’un néologisme de cave dont l’origine proviendrait du Val de Loire et qu’il faut prendre dans un sens positif. Il décrit un vin qui, même seul, se boit avec aisance et plaisir. C’est le cas d’un vin gouleyant.

Sauf que je suis sûr d’avoir déjà croisé le véritable terme scientifique pour désigner la propriété d’une boisson à être facilement buvable. Je me souviens d’ailleurs l’avoir noté dans un carnet mais je n’ai pas remis la main dessus…

Bon glouglou à tous en tout cas!

(Je poste des trucs du Times, j’espère qu’il y a au moins deux-trois articles gratos par mois :frowning: )

Un chouette reportage sur les moines qui fabriquent la chartreuse et leur année 2020.

According to legend, centuries later, in 1605, the order’s monastery near Paris received an alchemist’s ancient manuscript for a perfectly concocted medicinal tonic of about 130 herbs and plants: the “Elixir of Long Life.”

The monks studied and slowly refined the recipe until by 1764 they had a potent (138-proof) Elixir Végétal, which a lone monk, Frère Charles, delivered on mule to nearby towns and villages. In 1840, they formulated a milder, 55 percent alcohol version, Green Chartreuse, and a sweeter, 40 percent Yellow Chartreuse. Both have become popular cocktail ingredients, while the Elixir continues to be sold medicinally for ailments such as indigestion, sore throat and nausea.

Une formule mieux gardée que celle du Coca.

“The secret of Chartreuse has long been the despair of distillers, just as the natural blue of forget-me-nots has been the despair of painters,” reads an 1886 document referred to in a recent history of the company and order. Father Holleran spent five years overseeing the distillation process, ordering ingredients and planning its production schedules. When he departed the site in 1990, he became the only living outsider to know the liqueur’s ancient formula.

“It’s safe with me,” he said. “Oddly enough, they didn’t make me sign anything when I left.”

This trade secret is both a marketing coup and a potential catastrophe. “I really have no idea what it is I sell,” a Chartreuse Diffusion president told The New Yorker in 1984. “I am very scared always. Only three of the brothers know how to make it — nobody else knows the recipe. And each morning they drive together to the distillery. And they drive a very old car. And they drive it very badly.”

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Ambitieux cross-over #LeJapon x #SupaPivot x #QueBois-Je de la part de ★Sapporo qui fait soudainement retirer de tous les rayons de consommation du Japon sa nouvelle bière saisonnière à cause d’une typo sur le mot LAGER. S’ils commencent sérieusement à s’inquiéter de ce genre de coquille, on n’est pas sorti de l’auberge car il va falloir rappeler toutes les cartouches Neo Geo pour les passer au pilori.

Je découvre ça via les Top Trends mondiales de Twitter car évidemment tout le monde s’empresse de dénicher et de siffler une des canettes fautives pour un selfie sur Twitter avant le Grand Remplacement.

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Quelle histoire effectivement débile, en considérant le simple coût logistique/écologique de la manœuvre au vu de la looongue histoire de l’Engrish. Ou bien la typo posait réellement un risque de référencement ou d’abîmer l’image de marque à l’export? Je ne me rends pas compte.

(Vu la stérilité fermentaire de ces bières, on se doute que ce n’est pas lié à un risque d’explosion des canettes comme chez Lakefront).

Par ricochet, ce WTF m’a donné envie de me documenter sur l’éventuelle percée des bières artisanales au Japon et je suis tombé sur ce topo de V.Ferrari en 2019:

Il a beau se conclure sur une (courageuse) évocation de « la tradition et de la modernité », l’article détaille de façon claire le sujet des législations tarifaires et des gammes happōshu.

J’apprends donc que la vague « craft » au Japon a bien pris son essor dans les dix dernières années mais qu’on reste à des parsecs des territoires nord-américains ou européens. La part de marché des bières artisanales au Japon est en effet passée de 0.5% en 2007 à 2% en 2019 quand on parle de 13,6% aux USA.

Hmm… Une bière générique! Parfait.
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Eh bien, c’est aussi ce qu’a compris Sapporo quand tout le monde s’est ému du grand gâchis en perspective, et les stocks de la version fautive seront finalement écoulés en magasin jusqu’à l’épuisement.

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Visite chez les apprentis sorciers qui tentent de court-circuiter le mode de production du whiskey.