Shining Force II a vingt ans.

Nous sommes le premier octobre 2013 et le Meilleur Jeu De Tous Les Temps™ fête ses vingt ans. Il est grand temps d’y jouer ou d’y rejouer.

Si vous ne l’avez jamais fait, vous n’avez aucune excuse. Shining Force II est disponible sur :

Mega Drive
PlayStation 3 (dans Sega Mega Drive Ultimate Collection)
Xbox 360 (dans Sega Mega Drive Ultimate Collection)
Wii (Virtual Console)
PC Windows
PC Windows via Steam

Et vous n’allez pas me faire croire qu’aucune de ces machines ne traîne actuellement chez vous.

Shining Force II est la suite de Shining Force (eh oui), l’un des jeux-fondateurs du tactical, ces cousins de RPG japonais dont les bastons se font au tour par tour dans des arènes en bougeant les personnages comme des pièces d’échecs (les Japonais appellent ça SRPG, pour “Simulation”). Le premier Shining Force (1992), qui s’inspirait énormément de Fire Emblem (1990) et dans une moindre mesure de Langrisser (1991), avait déjà pas mal de qualités pour lui. D’abord, une identité visuelle un poil plus impressionnante que les deux jeux pré-cités avec des sprites et tilesets comparables à ceux de RPG traditionnels, des animations assez impressionnantes pour les combats (avec un angle de vue relativement inédit à l’époque) et un chara design confié à l’excellent Yoshitaka Tamaki. Shining Force, c’est également une bande-son sympathique, des personnages charismatiques dont le profil est réglé en trois lignes de dialogues, un bon scénario traditionnel avec des méchants fourbes et des sacrifices dramatiques, pas mal de variété dans les cartes/situations et surtout un système de jeu terriblement simple, le b.a.-ba du tacos sans punition du genre “ton perso est mort pour l’éternité” ou autre mauvaise blague.


Une introduction pleine de mystères et de rats qui parlent…

Shining Force II fait à peu près tout mieux que le premier, en gardant en tête que “quel Shining Force est le meilleur” est un gros sujet de débat entre fans de Shining Force qui (si l’on oublie la récente vague de jeux PS2/PSP qui n’a plus grand chose à voir avec la choucroute) se divisent manifestement équitablement entre les défenseurs acharnés du premier, les fans inconditionnels du III (sur Saturn) et ceux qui ont raison.

La grosse nouveauté de SF2, qui reste à ce jour un concept excessivement rare dans le tactical, c’est que le joueur est libre de ses mouvements. Contrairement à la plupart de ses confrères qui obligent à se taper chaque baston l’une après l’autre sans pouvoir aller voir ailleurs, SF2 permet de se balader plus ou moins librement dans le monde pour fouiller les décors, revenir dans de vieux villages et trouver des trésors ou persos planqués çà et là. Les combats restent scriptés et complètement linéaires, même si certaines zones permettent de refaire des combats facultatifs. Autant dire que se balader ne changera pas grand chose au déroulement de l’histoire. La liberté offerte au joueur semble donc anecdotique sur le papier mais cette possibilité de se balader selon son bon vouloir, au lieu de suivre un script ou, au mieux, de bouger un pion sur une carte du monde facon Tactics Ogre, change complètement la perception du jeu et permet des séquences d’exploration et de mise-en-scène bien plus proches d’un RPG traditionnel.

Le scénario est encore plus chouette que celui du premier, avec des tonnes de rebondissements (grillés trois kilomètres à l’avance) qui occasionnent des situations de batailles très originales

Spoiler

comme la cultissime baston sur un plateau d’échec face à des pièces transformées en ennemis quand les héros se retrouvent miniaturisés dans le manoir d’un démon

et des personnages qui reprennent les modèles du premier cast mais avec des profils légèrement moins classiques/clichés. Ce n’est plus Tamaki au chara design mais SUEZEN, un grand copain de la Gainax, pour un style plus arrondi et choupinet mais quand même grandement influencé par l’univers créé précédemment. Le jeu est plus beau, notamment grâce à une palette de couleurs plus vives et des sprites encore plus travaillés, les magiciens bénéficient d’invocations impressionnantes. Les musiques sont de loin les plus réussies de la série et d’ailleurs pour moi, c’est simple, c’est la meilleure bande-son du RPG japonais, cash. Enfin, le jeu bénéficie de petites améliorations d’interface qui semblent tomber sous le sens aujourd’hui mais faisaient bien plaisir en 1993, comme la possibilité de parler aux PNJ sans passer par un menu (le genre de détail qui plombe pas mal le premier Shining Force en 2013).

Je vais en garder sous le pied car, comme vous l’avez remarqué, ce jeu mérite son propre TOPIC !
J’ai beaucoup de souvenirs persos sur le jeu, j’espère que certains d’entre vous également.

Mais pour bien démarrer les festivités, ne faisons pas les choses à moitié : j’offre Shining Force II à Boulette.

Sur Wii euro, Wii jap, Wii US ou Steam au choix. (Mais sur une seule des quatre plate-formes par membre ; ne me ruinez pas.) L’offre tient même pour les lurkeurs et lurkeuses, tant que vous vous êtes enregistrés avant le 1er octobre 2013 et que vous m’envoyez un PM d’ici bientôt… Mardi prochain ? Je donnerai une deadline plus précise plus tard. J’ai besoin que vous me filiez une adresse mail (pour Steam) ou le code ami de votre Wii donc mettez-ça directement dans votre premier PM, ça ira plus vite.

Voilà, voilà.

Hourra ! \o/

J’ai vécu une grande histoire d’amour avec ce jeu. En effet j’ai fait sa connaissance chez un pote qui l’avait reçu pour un noël/anniversaire, je connaissais rien du tout aux tacticals, et si je me souviens bien il était en anglais. Avec mon pote on arrivait pas à avancer après un certain point, mais COUP DE POT, j’avais réussi à trouver une soluce dans un de mes vieux magazines de jeux-vidéo. Dans la soluce il y avait UN CHEAT CODE, le fameux, celui qui permet de PRENDRE LE CONTROLE DES ENNEMIS pendant la partie. Du coup, tout était hyper simple, j’avais réussi, après lui avoir emprunté à “finir le jeu” grâce à ce code, puis j’avais laissé tomber ce jeu pourtant envoutant.

Quelques années plus tard, au détour d’un magasin République, j’ai re-croisé ce jeu, comme j’étais en plein revival megadrive, je l’ai pris, et j’ai enfin pu le découvrir “vraiment”, parce qu’enfin je comprenais l’anglais et surtout j’étais assez persévérant pour aller jusqu’au bout (au final d’ailleurs, le jeu n’est pas si compliqué que ça). Bref, j’ai dû le faire au moins trois fois legit, de façon périodique, et à chaque fois c’est toujours un grand plaisir : comme le dit Chaz, la liberté qu’offre la map, le charisme shônen des boss (Geshp qui rappelait Hadler de Dai, le Red Baron, Odd Eye l’amnésique !) nombre assez ahurissant de perso’ (un peu plus de trente il me semble)… le tout enrobé par une musique et l’heroïc fantasy à la jap (un centaure qui s’appelle CHESTER).

Je ne sais pas vraiment quelle place il a dans l’histoire du T-RPG, mais pour moi ce fut le premier, du coup j’estime être bien tombé.

Petite question. Y a t il une version mieux que les autres pour ces divers portages? Ou est ce juste le jeu original?
Je me suis fait une version française en cartmod mais je n’ai pas pris le temps d’y jouer encore.

En tout cas, c’est une offre généreuse.

C’est le jeu original émulé à chaque fois, pas de bonus genre “les cheats dispos d’emblée”. La version Wii a été produite par M2 donc t’es tranquille au niveau de la qualité d’émulation. La version PC de son côté contient pas mal d’options d’affichage et de config ; elle te fait télécharger l’émulateur officiel Mega Drive pour Steam (qu’on doit à Backbone, je suppose ?). Si tu parles jap, la trad US d’origine contient une ou deux bourdes de traduction.

Sinon Rom, je suis d’accord, c’est probablement la meilleure introduction possible au tacos (même si la version GBA du premier Shining Force règle pas mal de problèmes liés à l’interface de l’original). Perso, ce qui m’a un peu décu, c’est que la liberté de déplacement sonnait comme un véritable bon en avant après SF1 et pourtant, quasiment aucun jeu n’a repris l’idée, y compris SF3 ou des cousins éloignés comme Feda.

C’est très bien que le jeu soit disponible sur autant de supports mais à quand une vraie grosse compil’ M2 dont ils ont le secret, avec toutes les versions et tous les gaiden, façon Phantasy Star ou Monster World ? C’est le truc qui manque le plus au jeu vidéo en 2013.

Malheureusement, si on ne l’a pas eu sur PS2, je doute grandement que ce genre de compil revienne maintenant que le DL est démocratisé (ou alors pour compiler des trucs comme les 3D classics sur 3DS, mais vu la direction prise par Sega, j’en doute aussi).

En plus, vu le nombre d’épaules froissées dans la brouille familiale qui entoure la série (Climax Vs. Camelot Vs. Yanoman Vs. le “nouveau” Sonic Software Planning Vs. les prods actuels qui souhaitent faire table rase du passé), je pense qu’on peut toujours attendre pour que tout le monde se mette d’accord avec une véritable compil’. Si on prie très fort, peut-être que Shining Force ou Shining Force II feront partie d’une seconde saison de 3D Classics. Envoyez vos mails et vos menaces à M2 directement.

En tout cas, cette semaine au Japon est sorti Shining Force Gaiden (Game Gear) sur 3DS.

Steam est un brin casse-couille dîtes donc, j’en chie pour envoyer plus de deux jeux par jour, il met des plombes à valider mes achats…

C’est vrai, mais je me disais qu’avec les récents Sega Vintage Collection, il restait de l’espoir…

C’est un si gros sac de nœuds, les droits de la série ? Climax et Sonic!/Camelot ne se sont pas quittés en bons termes ?

Il me semble que le conflit concerne aussi Sega et Camelot. Le second n’a plus jamais travaillé pour le premier ni même développé sur une de ses consoles depuis la sortie du dernier épisode de Shining Force 3 - qui a fêté son quinzième anniversaire le mois dernier. Le journal de bord inclus sur l’un des CDs et attestant des difficultés relationnelles entre les 2 sociétés a depuis largement été relayé.
Shining Force III n’a, à ma connaissance, jamais connu de réédition. Ce dernier comporte des personnages qui, bien que secondaires, étaient déjà présents dans Shining the holy arc, jeu édité par Camelot/Sonic, à l’inverse des autres titres de la série qui ont tous été édités par Sega. A priori, ces personnages n’appartiennent pas à Sega ce qui rend compliqué la ressortie du jeu sans un minimum de retouches. Et il n’est pas impossible que d’autres éléments gênants de ce type soient présents dans la trilogie Shining III.

Pour le reste, je sais juste que la dernière collaboration connue entre Climax et Camelot/Sonic remonte au premier Shining Force. D’après ce que j’ai pu lire, Climax voulait utiliser l’univers Shining pour Landstalker - alors appelé Shining Rogue, mais les frères Takahashi auraient opposé leur refus.

Les droits de la série, zéropébé, Sega fait ce qu’il veut (cf. les sorties sur Virtual Console). C’est plutôt un problème de politique et de courtoisie ; sur des trucs comme les collections Sega Ages de M2, y avait clairement une implication d’anciens développeurs ; je vois pas Sega se froisser avec eux pour créer un truc officiel en grande pompe. C’est vrai qu’ils peuvent sortir un Vintage Collection Darkness / Force I / Force II, mais j’ai l’impression que Sega préfère actuellement sortir les jeux indépendamment ou en plus grand pack. Pour ce que est des épisodes Saturn, on peut juste mettre ça sur le compte de “c’est chiant de porter les jeux Saturn”.

Ca pique les yeux, c’est pas officiel et je n’ai aucune idée de ce que ça peut valoir, mais ça a le mérite d’exister : Shining Force Online messieurs-dames.

Bump !

Via ce compte d’un membre de Satakore qui a uploadé plusieurs vidéos promotionnelles japonaises made in Sega il y a 1 an et demi :


A la 287e seconde.

La séquence est animée comme pourrait l’être un jeu Mega Drive et c’est pixélisé comme un jeu Mega Drive mais il y a toujours un risque que ça ne provienne pas d’une version beta.

Ca par contre, c’est tiré d’une version beta de la localisation US, avant que SOA n’efface toute trace de japonais :